27 août 2009

Fil rouge involontaire...

Ce midi, je regarde le journal télévisée de la deux ; reportage sur le dernier film de Jacques Audiard ; "Un Prophète" qui livre une vision criante de vérité sur le milieu carcéral. A cette occasion, interview en plateau de François Korber ; ancien détenu, juriste autodidacte et militant pour l'amélioration des conditions de détention dans les prisons françaises. Bref, il donne son analyse du film en comparant avec son expérience personnelle de la détention. Témoignage poignant sur un sujet grave et majeur. Hélas ! la journaliste, l'interrompt, le remercie sans aucune allusion à ce qui vient d'être dit et enchaîne sans transition, grand sourire, sur... les résultats du foot... Navrant ! Mais que fait la rédac' en chef du journal ??

Sans transition.

Samedi soir, ambiance sportive : tournoi de foot entre nanas. Pas en vrai, sur PS3 (faut pas déconner). J'ai réalisé, en plein match, qu'on était une bande de nanas à s'éclater sur PES 2009, comme des mecs !
Pourtant aucune d'entre nous ne va au stade, ne collectionne les maillots, ne joue dans une équipe ou ne ressemble à une footballeuse du dimanche...
Alors pourquoi ?? Est-ce que les nanas hétéros font aussi des tournois de foot sur console entre elles ? En tout cas, ça me fait bien marrer.

On s'était dit avant de commencer ce blog, un article = un sujet, ça commence mal... désolée.

Tout de même, remarquez le fil rouge de cet article : le foot...

21 août 2009

J'ai testé, j'ai squatté

J'ai testé, et même squatté Aka Aki sur mon Iphone. Le nouveau réseau social à base de géolocalisation, ça marche surtout pour les parisiens. On crée un profil, on met sa photo, des infos et on personnalise avec des stickers. C'est très fun, on voit les profils des akiens connectés selon la distance, ça bipe quand on en croise, et on discute en temps réel. On devient vite accro (je confirme). En fait, ça n'est rien d'autre qu'un outil de drague, ya de tout ; mais surtout des mecs homos, à poil en photo (ça manque de modération), qui affichent la couleur sans détours. Du gros barbu bedonnant, au minet body buildé. Bref, c'est le paradis des gays. Ensuite, beaucoup d' hétéros, bien lourds qui ne comprennent pas que non c'est non, que t'es pas intéressée... Enfin, des nanas la plupart hétéro (personne n'est parfait !), et malheureusement, trop peu de nanas homos. Et une fois que t'as discuté avec la dizaine d'entre elles qui ont l'air fun, t'as vite fait le tour. Donc finalement, niveau drague, c'est pas le top...

http://www.aka-aki.com/

8 août 2009

Trip nippon

On savait pas quoi faire le mois dernier, alors on est allées à Tokyo...
Et sans le vouloir, on a atterri dans le quartier gay. Hôtel en plein coeur de cette zone stratégique. A croire que ça nous colle à la peau. Au hasard, on s'était dit un hôtel à Shinjuku, pourquoi pas, quartier bien situé dans la capitale japonaise. Et paf ! Nos désirs et penchants pervers nous reviennent en pleine face... Alors, on en a bien profité évidemment. Mais non, ce n'était pas une nouvelle occasion de tomber dans la débauche... c'était avant tout l'opportunité d'étudier la société japonaise sous un angle, je dirais, tout à fait agréable. Quand on peut lier l'utile et l'agréable...
Hé oui, car la japonaise homo est surprenante. Elle est d'abord invisible, dans la vie de tous les jours, dans la rue. Autant, à Paris, je croise des nanas homo potentielles tous les jours. Autant dans une ville cinq fois plus peuplée, j'en ai croisé aucune dans la journée ! Serait-ce que la jap homo se cache ? Aucune idée.
En tout cas, tout change le soir... il suffit de chercher et on trouve quelques charmantes jap. Mais il faut bien chercher. Même constat que pour Paris, ou d'autres grandes villes : beaucoup de bars pour mecs, peu de bars pour nanas. Avec un peu de chance, un guide en poche et du flair, on tente une adresse repérée dans le Lonely Planet ; le Kinswomyn bar. Petit bar, caché dans un appartement au 3e ou 4e étage d'un immeuble du quartier. C'est minuscule, juste la place pour le bar et de quoi s'asseoir autour. Ambiance très feutrée, cosy. Les serveuses sont sympathiques. Peu de nanas en début de soirée, mais c'est calme et idéal pour faire des rencontres et discuter. Notre stratégie paie, on rencontre des nanas, on se renseigne sur les prochaines soirées et bonnes adresses. En fait, ce bar devient notre point de chute pour préparer nos soirées. Résultat, on se retrouve à l'Arch, un club qui organise une soirée mensuelle pour nanas. Bonne ambiance, musique électro, de quoi danser et boire et une foule de japonaises en délire ! De tous les styles, de l'ultra féminine à la garçonne pure et dure. On peut faire notre choix, d'autant plus qu'il s'agit d'une soirée "rencontres", avec un système de numéros et de messages. On a même droit à des shows de strip-tease par des artistes très sensuelles... La jap homo se lâche le soir, c'est un fait. L'alcool aidant, elle est très abordable, même si la barrière de la langue existe. On arrive quand même à échanger, c'est l'essentiel ! On finit la nuit à l'Annex, ambiance mixte, avec pas mal d'occidentaux. Une bonne adresse pour le week-end, pas mal de nanas. En revanche, la semaine, c'est surtout pour les mecs. Bref, il y a de quoi faire à Shinjuku. Bizarrement, on ne voulait pas repartir, envie d'étudier un peu plus les japonaises...

Bars à ne pas louper : Kinswomyn, Adezakura, Arch, Annex.

4 août 2009

Réflexion de comptoir

C'était à Goudouland, un samedi soir.
Une soirée comme les autres (trio classique potes - alcool - musique) qui s'est comme suspendue l'espace d'une minute. C'était là, juste devant moi.

Des culs, une forêt de postérieurs juste sous mes yeux. Je n'ai pas bougé de ma table, et pourtant les voilà devant moi, se dandinant dans leur jean moulant. Des culs de filles, des filles qui aiment les filles.
Conclusion immédiate (nos pensées les plus basses sont souvent les premières...) : ces culs me sont potentiellement accessibles. Vrai puisque je suis une fille qui aime les filles. C.Q.F.D! De jolies paires de fesses toutes en rondeur, qui bougent au rythme d'un son pas très audible puisque couvert par les "Allez! Ouhai!" et autres "mon chapeau, il est où le chapeau?".
Oui, je ne crois pas l'avoir déjà dit, mais la lesbienne est bruyante. Dans un environnement où elle côtoie ses semblables, elle ne peut s'empêcher de montrer ses attributs, pas toujours de la façon la plus élégante qui soit, et parfois en élevant la voix, pour montrer qu'elle est là.
Parce que c'est là finalement son drame. Alors qu'elle passe sa semaine totalement anonyme et seule dans son cas, elle se retrouve tout à coup en concurrence directe avec des dizaines d'autres comme elle, qui pourraient d'ailleurs ne pas l'envisager comme adversaire, mais comme proie, d'un soir et d'une vie.
N'oublions pas que l'histoire d'amour pour la goudou est toujours une option envisageable. Un jour sa princesse viendra...

Le Bitch Band débarque!


The Bitch Band, c'est quoi ?

C'est nous : trois nanas qui kiffent les nanas et en sont fières, un peu "bitch" sur les bords...

Gay Pride 2008, un fou rire, un coup de tête, et finalement l'envie de concevoir ce blog, pour parler de nous, de vous, de tout.

Comme toutes les nanas, on a beaucoup parlé, et pas beaucoup agi. Donc c'est maintenant ou jamais!