10 oct. 2014
23 oct. 2009
I love Paris
C'est l'amoureuse de Paris qui écrit. Récemment, je me suis plongée dans un bouquin a priori assez sympa. "Une vie de pintade à Paris" - une parisienne est une pintade ; une femme qui n'a rien d'une bécasse - se propose d'étudier les manies et petits travers des parisiennes au quotidien... Ca vient de paraître en poche. On y découvre des portraits de parisiennes, de la baba à la bobo en passant par la bcbg. On y trouve aussi des adresses et bons plans.Bon mais dans tout ça, ce qui retient mon attention c'est que la parisienne, niveau sexe, et bien c'est pas "Basic instinct", encore moins "9 semaines 1/2"... Puisqu'au chapitre "Une pintade à hommes", on apprend qu'au-delà de leur image de femmes fatales option "grosses chiennasses chaudasses", les parisiennes ont un petit faible pour leur chéri, en position du missionnaire et dans le noir. Pas très "hot" au final.
Pleine d'espoir, je m'attends à lire un chapitre sur "une pintade à femmes". Et bien non, aucun chapitre dédié aux parisiennes qui en pincent pour d'autres, ni même de portrait ou d'allusion. Il semblerait que la pintade lesbienne soit victime d'un oubli malheureux, voire d'un silence méprisant... Alors OUI ! il y a des parisiennes homo, qui ne correspondent pas au profil type de la parisienne. Statistiquement, dans une capitale comptant un peu plus de 2 000 000 d'habitants, soit 1 050 000 de femmes (moyenne nationale de 105 femmes pour 100 hommes), on peut considérer qu'il y a environ 20 000 oubliées, si on se base sur un taux de 2% de femmes homo (études Kinsey et Janus).
L'ouvrage, qui souhaite délivrer les codes d'une ville aussi insaisissable que Paris, en a loupés certains, et pas des moindres. Alors, à quand "Une vie de pintade gay à Paris" ?
13 oct. 2009
Toutes des stars
Elles nous suivent partout, ma copine en a au moins trois, j'en ai quatre au total... mais quoi donc ?? Des chaînes en or qui brillent, des gourmettes comme Bernard, des photos dédicacées de Carmen de la Pica Morales, des boules chinoises anti-stress, des envies folles, des idées bizarres, des culottes gainantes, des groupies barrées, des admiratrices rêveuses, des maîtresses aimantes ? Mais non, pardi !
Des all star, tout simplement.
Des all star, tout simplement.
8 oct. 2009
Réflexe communautaire
Soirée mémère tonight, on a regardé la grande finale du Diner vraiment parfait (que celles qui n'ont jamais regardé me lancent le 1er tampon). Je vous rassure, je ne vais pas vous commenter l'émission, mais seulement un tout petit instant, passé inaperçu.
Les deux finalistes s'appellent Flore et Grégory (je crois), et au cours de la soirée, des proches viennent les encourager. Ce sont la mère et la grand-mère qui viennent booster Grégory. Et pour Flore, c'est sa cousine Anne-Sophie qui a été invitée...
Est-ce que vous pensez la même chose que moi? (Je m'excuse d'avance pour Flore si je fais erreur, mais son exemple va servir la réflexion qui va suivre.)
Pourquoi faut-il toujours qu'on ait envie de voir des lesbiennes partout?
Peut-être d'abord et avant tout pour nous rassurer? Ça nous laisse penser qu'on n'est pas seule, que même si on vient de se faire larguer, il reste toujours des goudous qu'on a pas encore explorées. Mais pas seulement. En dehors du fait qu'on aime bien inventer des histoires aux autres, c'est presque un réflexe communautaire. Mais je me demande si d'autres minorités se sont posées le même type de question? Ce que je sais en tout cas, c'est que les millions de français moyens et autres blancs hétérosexuel n'y ont pas du tout pensé.
Alors? Sommes-nous à ce point désespérées?
Les deux finalistes s'appellent Flore et Grégory (je crois), et au cours de la soirée, des proches viennent les encourager. Ce sont la mère et la grand-mère qui viennent booster Grégory. Et pour Flore, c'est sa cousine Anne-Sophie qui a été invitée...
Est-ce que vous pensez la même chose que moi? (Je m'excuse d'avance pour Flore si je fais erreur, mais son exemple va servir la réflexion qui va suivre.)
Pourquoi faut-il toujours qu'on ait envie de voir des lesbiennes partout?
Peut-être d'abord et avant tout pour nous rassurer? Ça nous laisse penser qu'on n'est pas seule, que même si on vient de se faire larguer, il reste toujours des goudous qu'on a pas encore explorées. Mais pas seulement. En dehors du fait qu'on aime bien inventer des histoires aux autres, c'est presque un réflexe communautaire. Mais je me demande si d'autres minorités se sont posées le même type de question? Ce que je sais en tout cas, c'est que les millions de français moyens et autres blancs hétérosexuel n'y ont pas du tout pensé.
Alors? Sommes-nous à ce point désespérées?
La lesbienne invisible à voir
Une fois n'est pas commune, on peut actuellement aller voir au théâtre une pièce consacrée aux lesbiennes !En effet, "la lesbienne invisible" décrit le parcours initiatique d'une lesbienne lipstick qui se découvre et ne parvient pas à s'affirmer en tant que "véritable lesbienne" auprès de son entourage.
Dans son one woman show, la pétillante et dynamique Océane Rose Marie, nous emmène de clins d'oeil en clichés sur la gaytitude féminine : club de foot, butchs banlieusardes, première virée en boite homo, The L word... autant de situations et dialogues coquaces qui nous font passer un bon moment.
Je n'ai pas été pliée en quatre du début à la fin, mais pour le thème et la beautiful Océane, ça vaut quand même le coup de lever son boule et d'aller au théatre "des feux de la rampe" à Paris 9e jusqu'au 24 octobre. Let's go girls !
http://www.lalesbienneinvisible.com/
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