23 oct. 2009

I love Paris

C'est l'amoureuse de Paris qui écrit. Récemment, je me suis plongée dans un bouquin a priori assez sympa. "Une vie de pintade à Paris" - une parisienne est une pintade ; une femme qui n'a rien d'une bécasse - se propose d'étudier les manies et petits travers des parisiennes au quotidien... Ca vient de paraître en poche. On y découvre des portraits de parisiennes, de la baba à la bobo en passant par la bcbg. On y trouve aussi des adresses et bons plans.
Bon mais dans tout ça, ce qui retient mon attention c'est que la parisienne, niveau sexe, et bien c'est pas "Basic instinct", encore moins "9 semaines 1/2"... Puisqu'au chapitre "Une pintade à hommes", on apprend qu'au-delà de leur image de femmes fatales option "grosses chiennasses chaudasses", les parisiennes ont un petit faible pour leur chéri, en position du missionnaire et dans le noir. Pas très "hot" au final.
Pleine d'espoir, je m'attends à lire un chapitre sur "une pintade à femmes". Et bien non, aucun chapitre dédié aux parisiennes qui en pincent pour d'autres, ni même de portrait ou d'allusion. Il semblerait que la pintade lesbienne soit victime d'un oubli malheureux, voire d'un silence méprisant... Alors OUI ! il y a des parisiennes homo, qui ne correspondent pas au profil type de la parisienne. Statistiquement, dans une capitale comptant un peu plus de 2 000 000 d'habitants, soit 1 050 000 de femmes (moyenne nationale de 105 femmes pour 100 hommes), on peut considérer qu'il y a environ 20 000 oubliées, si on se base sur un taux de 2% de femmes homo (études Kinsey et Janus).
L'ouvrage, qui souhaite délivrer les codes d'une ville aussi insaisissable que Paris, en a loupés certains, et pas des moindres. Alors, à quand "Une vie de pintade gay à Paris" ?

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